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sais plus quel avocat, adversaire de la propriété littéraireà la chambre des députés, dit : monsieur Réaumur,monsieur Fahrenheit, monsieur Centigrade. Un philosopheinfaillible, notre contemporain, a imaginé le prétérit recol-lexit. Raulin, très docte recteur de l’université de Paris auquinzième siècle, s’indignait que les écoliers écrivissent :mater luus, pater tua, et il disait : Marmouseti. Le barba-risme faisait la morale au solécisme.
Je reviens à ma cathédrale. Le tombeau dont je viens devous parler est dans le bras gauche de la croix. Dans lebras droit, il y a une chapelle qu’un échafaudage m’aempêché de voir. A côté de cette chapelle court unebalustrade du quinzième siècle appliquée sur le mur. Unefigure peinte et sculptée s’appuie sur cette balustrade etsemble admirer un pilier entouré de statues superposéesqui est vis-à-vis d’elle et qui est d’un effet merveilleux. Latradition veut que cette figure représente le premier archi-tecte du Munster, Erwyn do Steinbach.
Les statues me disent beaucoup de choses; aussi j’aitoujours la manie de les questionner, et, quand j’en ren-contre une qui me plaît, je reste longtemps avec elle.J’étais donc en tète à tête avec le grand Erwyn, et profon-dément pensif depuis plus d’une grosse heure, lorsqu’unbélître est venu me déranger. C’était le suisse de l’église,qui, pour gagner trente sous, m’offrait de m'expliquer sacathédrale. Figurez-vous un horrible suisse mi-parti d’alle-mand et d’alsacien, et me proposant ses explications : —Monsir, fous afre pas fu lé champellet — J’ai congédiéassez durement ce marchand de baragouin.
Je n’ai pu voir l’horloge astronomique qui est dans lanef, et qui est un charmant petit édifice du seizième siècle.On est en train de la restaurer, et elle ést recouverte d’unechemise en planches.
L’église vue, je suis monté sur le clocher. Vous connaissezmon goût pour le voyage perpendiculaire. Je n’aurais eugarde de manquer la plus haute flèche du monde. LeMunster de Strasbourg a près de cinq cents pieds de haut.11 est de la famille des clochers accostés d’escaliers à jour.C’est une chose admirable de circuler dans cette mons-trueuse masse de pierre toute pénétrée d’air et de lumière,