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III.
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sommet desquels un ange glorificateur embouche la trom-pette. Le poë.me se termine par une ode.

Une rosace byzantine complète ce portail; et, par unbeau soleil, cest un tableau charmant dans une borduresuperbe.

Le portail de droite est moins curieux, mais il commu-nique avec un noble cloître du quinzième siècle, pavé,lambrissé et plafonné de pierres sépulcrales, qui a quelqueanalogie avec ladmirable cloître de Saint-Wandrille , sistupidement détruit par je ne sais quel manufacturierinepte. Les tombeaux pendent et se dressent de toutesparts sous les ogives à meneaux flamboyants; ce sont deslames ouvragées, celles-ci en pierre, dautres en marbre,quelques-unes en cuivre; elles tombent en ruine; lamousse mange le granit, loxyde mange le bronze. Cest,du reste, une confusion de tous les styles depuis cinqcents ans, qui fait voir lécroulement de larchitecture.Toutes les formes mortes de ce grand art sont, pêle-mêle,se heurtant par les angles, démolies lune par lautre,comme ensevelies dans ces tombes; logive et le pleincintre, larc surbaissé de Charles-Quint , le fronton échan-cré de Charles III, la colonne torse de Louis XIII , la chico-rée de Louis XV . Toutes ces fantaisies successives de lapensée humaine, accrochées au mur comme des tableauxdans un salon, encadrent des épitaphes. Une idée uniqueest au centre de ces créations éblouissantes de lart, lamort. La végétation variée et vivante de larchitecturefleurit autour de cette idée. ^ n

Au centre du cloître, il y a une petite tour carrée pleine <de cette belle herbe épaisse qui pousse sur les morts.

Dans lintérieur de léglise, outre les tombes dont je vousai parlé dans ma dernière lettre, jai trouvé des stalles enmenuiserie du quinzième et du seizième siècle. Ces petitsédifices en bois ciselé sont pour moi des livres très amu-sants à lire; chaque stalle est un chapitre. La grande boi-serie dAmiens est l'Iliade de ces épopées.

La chaire, qui est du quinzième siècle, sort du pavécomme une grosse tulipe de pierre, enchevêtrée sous unréseau dinextricables nervures. Ils ont mis à cette belle,fleur une coiffe absurde, comme à Freiburg . En géné-