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III.
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LETTRE XXXVI

ZURICH

H pleut. — Description d’une chambre. — Reflet du dehors dansl’intérieur. — Le voyageur prend le parti de fouiller dans lesarmoires. — Ce qu’il y trouve. — : Amours secrètes et Aventureshonteuses de Napoléon Buonapartè . — Le livre. — Les estampes.— 1814. — 1810. — Choses curieuses. — Choses sérieuses. —Il pleut.

Septembro .

J’ai quitté l’hôtel de l’Épée. Je suis venu me loger dansla ville, n’importe où. Je n’ai plus la mauvaise auberge,mais je n’ai plus la vue du lac. Il y a des moments où jeregrette en bloc le méchant dîner et le magnifique pay-sage.

Avant-hier, c’était un de ces moments-là. Il pleuvait.J’étais enfermé dans la chambre que j’habite; — une petitechambre triste et froide, ornée d’un lit peint en gris àrideaux blancs, de chaises à dossier en lyre, et d’un papierbleuâtre bariolé de ces dessins sans goût et sans stylequ’on retrouve indistinctement sur les robes des femmesmal mises et sur les murs des chambres mal meublées. J’aiouvert la fenêtre, qui est une de ces hideuses fenêtres d’ily a cinquante ans qu’on appelait fenêtres-guillotines, etje regardais mélancoliquement la pluie tomber. La rueétait déserte; toutes les croisées de la maison d’en faceétaient fermées ; pas un profil aux vitres, pas un passantsur ce pavage de petits cailloux ronds et noirs que la pluie