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III.
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CONCLUSION.

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il n’y a qu’un pas, elle prend les Laquedives ; après quoielle étend la main et saisit l’Hindoustan, tout l’Ilindoustan,Calcutta , Madras et Bombay, ces trois provinces de lacompagnie des Indes, grandes comme des empires ; et septroyaumes, Népaul, Oude, Barode, Nagpour, Nizam, Maïssouret Travancore. Là elle touche à la Russie ; le Turkestanchinois seul l’en sépare. Maîtresse du golfe d’Oman, queborde l’immense côte qu’elle possède de Ilaydérabad àTri-vanderam, elle atteint la Perse et la Turquie par le golfel’ersique, qu’elle peut fermer, et l’Égypte par la mer Rouge ,qu’elle peut bloquer également. L’Hindoustan lui donneCeylan. De Ceyian elle se glisse entre les îles Nicobar et lesîles Andamans, prend terre sur la longue côte des montsMogs, dans l’Indo-Chine , et la voilà qui tient le golfe duBengale. Tenir le golfe du Bengale, c’est faire la loi à l’em-pire des Birmans. Les montsMogs lui ouvrent la presqu’îlede Malacca; elle s’y étend et s’y consolide. De Malacca elleobserve Bornéo . De cette façon, des îles Sincapour elleobserve Sumatra; possédant le cap Romania et le capComorin, elle a les deux grandes pointes d’Asie , comme ellea la pointe d’Europe, comme elle a la pointe d’Afrique .

A l’heure où nous sommes, elle attaque la Chine de viveforce après avoir essayé de l’empoisonner, ou du moins del’endormir.

Ce n’est pas tout; il reste deux mondes, la Nouvelle-Hollande et l’Amérique, elle les saisit. De Malacca , elletraverse le groupe inextricable des îles de la Sonde , cetteconquête de la vieille navigation hollandaise, et s’emparede la Nouvelle-Hollande tout entière, terre vierge qu’elleféconde avec dos forçats, et qü’elle garde jalousement,crénelée dans les îles Bathurst au nord et dans l’île deDiemen au sud, comme dans deux forteresses.

Puis elle suit un moment la route de Cook, laisse à sagauche les six archipels de l’Océanie, louvoie devant lalongue muraille des Cordillères et des Andes , double lecap Horn, remonte les côtes de la Patagonie et du Brésil ,et prend terre enfin sous l’équateur au sommet de l’Amé-rique méridionale, à Stabrock, où elle crée la Guyane an-glaise. Un pas, et elle est maîtresse des îles du Vent, cecromlech d’îles qui clôt la mer des Antilles; un autre pas,