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III.
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CONCLUSION.

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même des états. C’est cette fatale aberration religieuse,érigée en loi dans quelques pays, qui établit en principeet qui croit qu’en brûlant le corps on sauve l’âme, que lestortures de ce monde préservent une créature humaine destortures de l’autre, que le ciel s’achète par la souffrance phy-sique, et que Dieu n’est qu’un grand bourreau souriant,du haut de l’éternité de son enfer, à tous les hideux petitssupplices que l’homme peut inventer. Si jamais dogme futcontraire au développement de la sociabilité humaine, c’estcelui-là. C’est lui qui s’attelle à l’horrible chariot de Ja-ghernaut; c’est lui qui présidait il y a un siècle aux exter-minations annuelles de Dahomey . Quiconque sent et rai-sonne le repousse avec horreur. Les religions de l’orientl’ont vainement transmis aux religions de l’occident. Au-cune philosophie ne l’a adopté. Depuis trois mille ans,sans attirer un seul penseur, la pâle clarté de ces doc-trines sépulcrales rougit vaguement le bas du porchemonstrueux des théogonies de l’Inde , sombre et gigan-tesque édifice qui se perd, à demi entrevu par l’humanitéterrifiée, dans les ténèbres sans fond du mystère infini.

Cette doctrine a allumé en Europe au seizième siècleles bûchers des juifs et des hérétiques ; l’inquisition lesdressait, l’Espagne les attisait. Cette doctrine allume en-core de nos jours en Asie les bûchers des veuves ; l’Angle-terre ne le dresse ni ne l’attise, mais elle le regarde brûler.

Nous ne voulons pas tirer de ces rapprochements plusqu’ils ne contiennent. Il nous est impossible pourtant dene pas remarquer qu’un peuple qui serait pleinement dansla voie de la civilisation ne pourrait tolérer, même parpolitique, ces lugubres, atroces et infâmes sottises. LaFrance , au seizième siècle, a rejeté l’inquisition. Au dix-neuvième siècle, si l’Inde était colonie française, la France eût depuis longtemps éteint le suttee.

Puisque, en notant çà et là les points de contact ina-perçus, mais réels, de l’Espagne et de l’Angleterre, nousavons parlé de la France , observons qu’on en retrouvejusque dans les événements en apparence purement acci-dentels. L’Espagne avait eu la captivité de François I er ;l’Angleterre a partagé cette gloire ou cette honte. Elle aeu la captivité de Napoléon .