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III.
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CONCLUSION.

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çaise que germanique, la jalousie des nationalités. Il enpeut résulter des méprise 0 , et les peuples en viennent às’imaginer qu’ils servent un homme et non une cause,l’ambition d’un seul et non la civilisation de tous. Al rsils se détachent. C’est ce qui est arrive en 1813. Il ne fautpas que ce soit Charlemagne ou Bonaparte qui se dé f endecontre les ennemis de l’orient ou les ennemis de l’occident ;il faut que ce soit l’Europe. Quand l’Europe centrale seraconstituée, et elle le sera un jour, l’intérêt de tous seraévident; la France, adossée à l’Allemagne , fera front à l’An-gleterre, qui est, comme nous l’avons déjà dit, l’esprit decommerce, et la rejettera dans l’océan ; l’Allemagne , adosséeà la France, fera front à la Russie , qui, nous l’avons ditde même, est l’esprit de conquête, et la rejettera dansl’Asie .

Le commerce est à sa place dans l’océan.

Quant à l’esprit de conquête, qui a la guerre pour in-strument, il retrempe et ressuscite les civilisations morteset tue les civilisations vivantes. La guerre est pour les unesla renaissance, pour les autres la fin. L’Asie en a besoin,l’Europe , non.

La civilisation admet l’esprit militaire et l’esprit com-mercial, mais elle ne s’en compose pas uniquement. Elleles combine dans une juste proportion avec les autreséléments humains. Elle corrige l’esprit guerrier par la so-ciabilité, et l’esprit marchand par le désintéressement.S’enrichir n’est pas son objet exclusif; s’agrandir n’est passon ambition suprême. Éclairer pour améliorer, voilà sonbut; et. à travers les passions, les préjugés, les illusions,les erreurs et les folies des peuples et des hommes, ellefait le jour par le rayonnement calme et majestueux de lapensée.

Résumons. L’union de l’Allemagne et de la France , ceserait le frein de l’Angleterre et de la Russie , le salut del’Europe , la paix du monde.