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III.
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CONCLUSION.

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Souvent aussi qui proclame déclame.

La France propose beaucoup de problèmes à la médita-tion des penseurs. Mais ce qui fait méditer les penseursfait aussi songer les insensés.

Parmi ces problèmes, il y en a quelques-uns que lesesprits puissants et vrais résolvent par le bon sens; il y ena d’autres que les esprits faux résolvent par le sophisme;il y en a d’autres que les esprits farouches résolvent parl’émeute, le guet-apens ou l’assassinat.

Et puis, — et ceci d’ailleurs est l’inconvénient desthéories, — on commence par nier le privilège, et l’on araison tout à fait; puis on nie l’hérédité, et l’on n’a plusraison qu’à demi; puis on nie la propriété, et l’on n’a plusraison du tout; puis on nie la famille, et l’on a complète-ment tort; puis on nie le cœur humain, et l’on est mons-trueux. Même, en niant le privilège, on a eu tort de nepoint distinguer tout d’abord entre le privilège instituédans l’intérêt de l’individu, celui-là est mauvais, et leprivilège institué dans l’intérêt de la société, celui-ci estbon. L’esprit de l’homme, mené par cette chose aveuglequ’on appelle la logique, va volontiers du général à l’ab-solu, et de l’absolu à l’abstrait. Or, en politique, l’ab-strait devient aisément féroce. D’abstraction en abstrac-tion on devient Néron ou Marat . Dans le demi-siècle quivient de s’écouler, la France , car nous ne voulons rienatténuer, a suivi cette pente ; mais elle a fini par remontervers le vrai.

En 89 elle a rêvé un paradis, en 93 elle a réalisé un en-fer; en 1800 elle a fondé une dictature, en 1815 une res-tauration, en 1830 un état libre. Elle a composé cet étatlibre d’élection et d’hérédité. Elle a dévoré toutes lesfolies avant d’arriver à la sagesse ; elle a subi toutes lesrévolutions avant d’arriver à la liberté. Or, à sa sagessed’aujourd’hui on reproche ses folies d’hier; à sa liberté onreproche ses révolutions.

Qu’on nous permette ici une digression, qui d’ailleursva indirectement à notre but. Tout ce qu’on reproche à laFrance, tout ce que la France a fait, l’Angleterre l'a faitavant elle. — Seulement, — est-ce pour ce motif qu'on nereproche rien à celle-là? — les principes qui ont surgi de