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III.
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XVIII

Quon nous permette en terminant de déplacer un peu,pour donner passage à une réflexion dernière, le point devue spécial d cet aperçu a été consciencieusementtracé. Si grandes et si nobles que soient les idées qui fontles nationalités et qui groupent les continents, on sentpourtant, quand on lésa parcourues, le besoin de séleverencore plus haut et daborder quelquune de ces lois géné-rales de lhumanité qui régissent aussi bien le monde moralque le monde matériel, et qui fécondent, en sy superpo-sant çà et, les idées nationales et continentales.

Rien dans ce que nous allons dire ne dément et nin-firme, tout au contraire corrobore ce que nous venons dedire dans les pages quon a lues. Seulement nous embras-sons cela, et autre chose encore. Cest, avant de finir, undernier conseil qui sadresse aux esprits spéculatifs et mé-taphysiques aussi bien quaux hommes pratiques. En mon-tant didée en idée, nous sommes arrivé au sommet denotre pensée; cest, avant de redescendre, un dernier coupdœil sur cet horizon élargi. Rien de plus.

Autrefois, du temps vivaient les antiques sociétés, lemidi gouvernait le monde, et le nord le bouleversait ; demême, dans un ordre de faits différent, mais parallèle,laristocratie, riche, éclairée et heureuse, menait létat, etla démocratie, pauvre, sombre et misérable, le troublait.Si diverses que soient en apparence, au premier coupdœil, lhistoire extérieure et lhistoire intérieure des na-tions depuis trois mille ans, au fond de ces deux histoiresil ny a quun seul fait, la lutte du malaise contre le bien-être. A de certains moments les peuples mal situés-