diplomatie la laisse en dehors de ses combi-naisons. #
La stabilité des formes toutes diverses degouvernement, que chacune des provincessuisses avait adoptées, a long-temps ajouté à laconfiance que l’on était convenu d’accorder àce pays. On n’était pas porté à se défier desdispositions d’un état régi par des lois écrites,moins que par des coutumes également respec-tées des gouvernans et des gouvernés, baséessur les mœurs, et protégées par l’obéissancevolontaire, par l’assentiment, par l’amour-propre même des peuples.
Jusqu’à l’époque de la révolution française ?aucun des gouvernemens qui se partageaient laSuisse n’avait varié, quant au fond, ni dans sonprincipe, ni dans l’organisation qu’il avaitreçue lors de sa réunion à la confédération. La
a
seule dérogation que l’on puisse observer auxformes primitives, se trouve dans la réductiongraduelle de l’influence et du pouvoir de l’aris-tocratie , au profit de la démocratie : change-ment partout opéré sans violence d’une part,sans résistance obstinée de l’autre, et commeune concession conseillée par la marche de lacivilisation. Dans la plupart des cantons, ce quireste d’aristocratie consiste, non dans la supério-rité de certains individus ni de certaines classes,