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qu’il soit, tout rebelle qu’il paraisse à l’établis-sement des communications faciles, est coupédaris tous les sens par des chemins, dont lesdimensions sont calculées sur les exigences dugenre de service auquel ils sont destinés. Ils pé-nètrent partout, dans les profondeurs des val-lées , sur l’escarpement des montagnes, jus-qu’aux hameaux en apparence les plus inacces-sibles. Ils se réduisent à la proportion des sen-tiers pour conduire aux chalets.
Partout on en reconnaît le bienfait, à l’ex-tension des cultures et des diverses branches del’industrie. Aussi une population nombreusea-t-elle trouvé l’aisance dans des lieux long-temps jugés inaccessibles (i)„
Ces avantages matériels s’accompagnent d’unefoule d’autres puisés dans l’ordre politique. Acette persévérance dans l’exécution des projetsutiles, et à cette ardeur du bien, se joint uneétude profonde des intérêts généraux et indivi-
(i) Il n’est pas d’étranger, voyageant en Suisse , qui n’exprinicle vœu que l’on y envoie les ingénieurs de son pays pour étudierl’art de faire les meilleurs chemins du monde au meilleur marchépossible; d’en calculer les proportions sur le genre de serviceauquel iis doivent être appliqués, et la dépense sur les moyensque l’on a d’y faire face. Il n’existe, en Suisse , ni école polytech-nique , ni école des ponls-et-chaussées : il y a des routes excel-lentes. 11 est certains pays où l’on pourrait faire une remarquecontraire...