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font à Genève le reproche de ne pas avoir unelittérature qui lui soit spéciale. Ce reproche est,par lui-même, une reconnaissance de la supé-riorité de cette ville de laquelle on prétend exi-ger une aptitude aux hautes combinaisons litté-raires que l’on ne s’est jamais avisé de demanderaux villes d’une importance relative. Si Genève n’a pas de littérature qui lui soit propre, cen’est certes pas faute de littérateurs fort distin-gués ; mais confondus avec les littérateurs fran çais , ils voient leurs ouvrages partager le sortde leurs noms.
Les arts ne sont pas moins en honneur queles sciences ; il ne manque à plusieurs peintresque les moyens de placer leurs compositions àcôté de celles des maîtres des autres écoles,pour voir confirmer par l’Europe entière le ju-gement avantageux porté sur leurs talens parleurs concitoyens et par les connaisseurs étran-gers admis dans leurs ateliers.
Que si l’on arrive à ces divisions de l’indus-trie , qui commencent à ne plus être des arts,sans cependant être descendus jusqu’aux mé-tiers , on reconnaîtra que Genève y conserve en-core delà supériorité.
Nulle part l’horlogerie, la bijouterie et toutce qui se rattache à ces deux branches de fabri-