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l’ancien edifice et le Senat, en employant ä cet effetles moyens avec lesquels on est sur de reussir au-pres du peuple; il flatta sa vanite, le plaignitd’avoir ä souffrir de l’arrogance des nobles et despatriciens ; lui insinua que les deniers publics n’e-toient pas en trop bonnes mains, et lui fit croirequ’il avoit tous les talents necessaires pour gouver-ner l’Etat. Sans pretendre que le Senat n’eut aucuntort, il convenoit a la politique de R. Brun de lerendre suspect, pour se cliarger ensuite tlu röle demediateur entre le peuple et le Senat. Le Senat per-dit le temps en deliberations, et fortifia , par sesirresolutions, les preventions donnees au peuple.L’orage devint alors si menacant, que la plupart *des senateurs avec leurs amis quitterent la ville, etclioisirentpour asile la ville de Rapperschwyl, situeeä l’extremite du lac, oii ils furent bien accueillispar leur ami le comte de Habsbourg. Un gouverne-ment provisoire lut etabli; on en confia les renes äBrun et a quatre senateurs. Quatre mois apres,une Constitution redigee dans son esprit et con-lorme a ses voeux, fut presentee ä la sanction dupeuple. R. Brun fut elu bourgmestre; et le peuple,dans son ivresse, lui accorda des pouvoirs tres eten-dus ; celui de nomnier a son gre quatre senateurs,celui de proposer quatre candidats, parmi lesquelsle peuple devoit clioisir son successeur.
Quatorze tribus (i) furent etablies; on placa les
(i) On les reduisit a treize en *654.
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