i DE ZÜRICH,
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par quelques annees de prison, et les distributeursde lecrit par des amendes pecuniaires qu’on versadanslefondsdes pauvres. Ces punitions ne calmerentpoint la fermentation; mais les riverains dissimu-lerent l’animosite qu’ils nourrissoient dans le cceur.Quelques annees apres, en 1795, les chefs changerentleur plan d’attaque, et l’executerent avec plus d’as-tuce. Apres avoir prepare les esprits dans la com-mune de Steffa, ils firent lecture ä une de leurs as-semblees de l’acte de pacification de 1487- Quelquevague et quelque obscur que soit le langage de cevieux document, quelque peu analogue qu’en soitle fonds aux besoins et aux circonstances du tempspresent, on ne l’en jugea que plus propre a l’usagequ’on en vouloit faire. II s’y trouvoit un article, quiaccordoit la liberte de frequenter partout les mar-clies pour y vendre les denres ; les chefs l’avoientapplique au commerce et aux metiers; il leur futfacile de faire adopter cette explication au peuple.
Mais leur principal but etoit de faire intervenir lamediation des sept cantons. La commune de Steffas’etoit choisi des chefs, le gouvernement refusa deles reconnoitre; on les cita devant un comite, aulieu d’y comparoitre, ils envoyerent des hommes in-signifiants. Onleur defendit de tenir des assemblees,ils desobeirent. Ils echaufferent les habitants desautres villages du lac, et chercherent ä les engagera faire cause commune avec eux. Ils firent plus; ilsenvoyerent des deputes ä plusieurs cantons. Glariset Schwitz les avoient accueillis ; mais Berne, Lu-