DE ZÜRICH.
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d’Etat; quelques-uns furent punis par une prisonperpetuelle; un grand nombre par des araendes plusou moins fortes. La commune fut imposee pour lesfrais militaires, et fut obligee de preter le sermentde fidelite ä l’Etat.
Un gouvernement republicain qui ne peut dis—poser dune force armee toujours prete, se soutientseul par la confiance ; si par des menees on veut lalui ravir, on se rend coupable envers l’Etat, etc’est un devoir du gouvernement de punir cetteinfraction.
S il ny a aucun doute, que les riverains du lacn’ayent transgresse par leurs tentatives et les loix dela republique et le droit public des Etats, on nedoit pas moins s’affliger de l’erreur qui les seduisit,deplorer les egarements dont la multitude est si sus-ceptible, et voir avec effroi la maniere dont le sortse joue des institutions humaines.
Les habitants du lac avoient pour voisins les can-tons democratiques; leur esprit de liberte s’etoitintroduit parmi eux • quoique differents des babi-tants des Alpes par leurs mceurs et leurs occupa-tions, il n’en existoit pas moins d’analogie entreleurs penchants et leurs opinions politiques. Versl’est, ils touchoient ä un pays dont l’industrien’etoit soumise ä aucune gene. Ils venoient presquejournellement ä Zürich , pour traiter d’affaires avecdes negociants , dont la plupart etoient magistrats ;ils voyoient tout ä la fois en eux et leurs egaux etleurs superieurs. La fortune qu’ils avoient acquise ,