ro 6 ORIGINE, ESPRIT ET DESTINEES
seuls le lui accorderent. Leopold reconnut ce Ser-vice, en renouvelant le traite de Thorberg pouronze ans. La Suisse, devastee par l’armee de Couci,presenta le spectacle des liorreurs de la guerre etdes calamites de la famine, depuis le lac de Neu-chatel jusqu’aux environs de Zürich; mais plusieurscorps d’Anglois eprouverent dans differents com-bats la valeur des Suisses. Trois mille cavaliers fu-rent attaques pres d’Anel et ä Fraubrunen par lesBernois, et huit cents furent tues ou perirent dansles flammes de ce dernier couvent. Le sire de Couci,decourage par ses defaites, apres avoir beaucoupsouffert des rigueurs de l’hiver et de la famine,quitta la Suisse. II ne fut point dedommage de sespertes par les seigneuries de Nydau et de Burenque le duc Leopold lui avoit cedees, et qu’il avoitachetees avec l’argent emprunte de la ville de So-leure, des heritiers du comte Rodolphe de Kybourg.Ce comte ayant ete dans une grande detresse dar-gent, n’avoit pas craint de chercher des ressourcesdans des actes de trahison; par ruse il voulut sem-parer de la ville de Thun, qui appartenoit ä Berne;mais 1 attachement des bourgeois pour ce gouver-nement, fit echouer l’entreprise. Le duc Leopold,fortement soupconno par les Suisses d’y avoir en-gage son vassal et son ami, le lui reprocherent, etle duc les desavoua formellement. Les freres etl’oncle du comte defunt continuerent la guerre. LesBernois, avec leurs allies, assiegdrent la ville et le«häteau de Berthoud, mais inutilement. On con-