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DE R'ARISTOCRATIE DE RERXE.
" presseurs; et aux magistrats, nous raarchons ä la“ guerre, en exposant pour vous notre vie, et la11 paix retablie vous nous emprisonnez pour des« fautes legeres. N’est-ce pas la prudence de H. de« Diesbach qui vient d’einpecher les habitants de- Worb de se p‘resenter ä la maison-de-ville, et« quelles suites funestes auroit pu produire ce pre-« mier attroupcment ? »
Ces raisons de Franklin produisirent leur effet auDeux-cents, et des mesures plus moderees furentadaptees. Kistler, dont le caractere s’etoit mis 2 1 lusä decouvert, fut traite de tyran dans les seances duDeux-cents. Les loix somptuaires avoient indispose lanoblessej elles sevissoient contre les souliers a longsbecs des boinmes , et contre les robes trainantes desfemmes: plusieurs nobles t.res attaelies ä ces vainesdistinctions, affrontercnt la defense, en assistantauculte public dans leur ancien costume; les contreve-nants ayant ete cites devant un tribunal qui vcilloit äl’exceution de ces loix, firent valoir devant lui lesdroits de la noblesse des autrcs pavs oii les distinc-tions exterieures des rangs etoient pcrinises : ilspretendoient que Dieu ayant etabli les divers rangsde la societe, les loix devoient les respecter: maiscomn\e ces reglements etoient positifs, le tribunalles executa, et les contrevenants subirent la peinepresente, un bannissement de la ville pour quelquetemps; ils sy soumirent: cette souniission leur ren-dit la faveur du public.
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