DE L’ARISTOCRATIE DE BERNE. 1 4l
sistance, on confirma les pi’ivileges, et on leur ac-corda le libre exercice des deux religions. On prrvade leurs chartes Yverdun et quelques autres villesqui s etoient defendues, et on declara que la resti-tutlon de ces titres dependroit du bon plaisir dunouveau souverain : on exigea que la religion refor-mee y fut recue. La ville de Lausanne , pour avoirobserve le traite avec Berne, obtint jusqu a la hautejurisdiction dans son enceinte; le gouvernement sereserva le seul droit de faire grace et les appels su-perieurs. La religion reformee fut introduite, apresque les articles de foi eurent ete discutes et de-fendus dans une dispute solemnelle. Le pays futdivise en huit bailliages, chacun obtint une cour dejustice, composee de douze juges; les nouveauxbaillits furent installes avec solemnite par trois se-nateurs , qui recurent l’liommage du pays. Sebast.Naegeli, le premier baillif de Lausanne, en entrantdans la ville preta au bourgmestre le serment qu’a-voit prete ci-devant leveque : « de conserver les" droits, coutumes et franchises de la ville, ecrites* 011 non ecrites.» Et cette prestation de serment futobservee jusque dans les derniers temps.
Le pays satisfait de se voir soumis a un gouver-nement doux et republicain , espera un sort plusbeureux, et ne fut point trompe dans cette espe-rance; il devint en peu de temps tres florissant. Lanoblesse, soit par sentimens soit par prejuge , restaattacliee a la religion de ses peres, ä son anciensouverain j et la plupart des nobles refuserent le