DE E’ARISTOCRATIE DE BERNE. l4^
a la cour de Henri n , eile obtint que sa preten-tion fut portee au parlement de Paris. Le roi etoitmecontent de Berne, qui ä l’exemple de Zürichavoit interdit le cruel et sanguinaire trafic des pen-sions et des Services etrangers. G’est vers le memetemps que le senat avoit fait declarer a la dietede Bade, qu’il avoit aboli ce honteux trafic , qu’ildesiroit que chaque canton en fit de meine pour lagloire de Dieu et le bien de la patrie : il refusa d’ac-ceder ä l’alliance du roi avec les onze cantons. Lesplaintes de Berne contre la procedure irreguliere duparleinent, furent d’abord recues par le roi avec froi-deur, conjointement avec celle des etats de Neu-chätel. Le senat les renouvela avec des instancespressantes; alors le roivoulantregagner l’amitie desBernois , les traita d’anciens amis de la couronne ,promit satisfaction, et arreta effectivement les pour-suites du parlement. On abandonna a Berne le cboixdu prince, et comme la Constitution de la princi-paute exigeoit qu’elle ne fut possedee que par unseul souverain, le senat y nomma en i55y , le ducde Longueville; on dedommagea le duc de Nemoursen Bourgogne.
Michel , comte de Gruyere, avoit servi avec dis-tinction dans les armees du roi de France, il con-duisit nombre de ses sujets k la guerre : le roi nepayant que rarement leur solde, il se vit oblige deles entretenir ä S es frais. Cette depense le ruina, etHenri n, sous de vains pretextes, refusa de le rem-bourser, Le comte avoit dejä vendu ä ses sujets plu-