I 02
ORIGINE, ESPRIT ET DESTINEES
sans l’aveu du Senat; ces memes troupes, a la ba->taille d’Ivri , contribuerent ä la victoire qui assuraä Henri iv le tröne de France. Geneve abandonneese defendit seule avec courage.
Pendant la guei-re de trente ans, les armees en-ncmies s’approcherent des frontieres de la Suisse etsouvent les menacerent; pour les couvrir et pourmaintenir la neutralite, les cantons furent obligesd’entretenir un corps d’armee considerable. Maisles defiances mutuelles eontinuerent ä tourmenterles eatholiques aussi bien que les protestants; ilss'attribuerent des intelliffenees secretes avec les iin-periaux et avec les Suedois: afin de garantir leursiirete , les cantons eatholiques s’allierent avec l’Es-pagne et la Savoie; les protestants avec la France.
Dansrenchainementdesevcneinentsonvoitle malproduire souvent le bien ; on peut presumer que sitous les cantons avoient prot’esse la meine retigion, laSuisse n’auroit pas moins pris part ä eette guerrecruelle; mais divises par leur croyance, les diffe-rents cantons le furent aussi dans leur attachemcntpour les puissances belligerantes: eette grande lüttenyant ete terminee par le traite de paix de Wcstpha-lie, la Suisse dut aux talents etä la pcrscveranee de3. l\od. Wettstein , bourgmestre de Bille , l’articlode traite par lequel son independance de l Empiregerrnanique a ete fornielleinent reconnue; et la pos-terite reconnoissante lionore la memoire de ee pa-triote genereux. Tandis que la Suisse se rejoiiissoitde voir son independance consolidee, un nouvet