DE L’ARISTOCRATIE DE BERXE. IÜJ
le village de Herzogen buchsq!^ur l’assurance qu’onlui axoit donnee, que les insurges s’etoient eloignes.Mais il s’y vit assailli par eux avec tant de violence ,qu’un combat opiniätre s’y engagea • les rebellesapi'fcs s’etre battus en desesperes s’enfuirent. Leuen-berger et les autres cliefs fui’ent arretes et punis demort; les paysans desarmes promirent obeissanceet preterent le serment de fidelite.
La Suisse vers ce temps ne jouit que rarement dela tranquillite: la religion ralluma la guerre entreles cantons en i655 ; plusieurs familles d’Artli ducanton de Schwitz penchoient pour la religion refor-mee, et pour se soustraire a la persecution, se rendi-rent ä Zürich. Le cönseil de ce canton reclama leursbiens, celui de Schwitz les relusa, et exigea qu’onlui livrat les fugitifs ; il emprisonna plusieurs deleurs parents, les fit mettre ä. la question, et les punitmeine de mort. Les cantons protestants preten direntque ce procede inliumain devoit etre soumis ä l’ar-bitrage des cantons: les passions s’exalterent:Zürichet Schwitz prirent les armes; ce dernier cantonporta ses plaintes sur cet armement a la confedera-tion, et Zürich les siennes, sur ce qu’on traitoit ceuxHui embrassoientla religion refonuee en criminels,et que l’on retenoit contre la loi des traites, lesbiens de ceux qu’on avoit obliges a s eloigner deleursfoyers. Les cantons protestants publierent un mani-feste, dans lequel ils developpcrent les motifs de leurconduite. Les Zurieois s’assurcrent des postes impor-tants, s emparerent de la Tburgovie, et assiegerent,