DE l/ARISTOCRATIE DE BERNE. IÖJ
Le gouvernement de Berne se livra sans Interrup-tion ä ses soins paternels, pour le bonlieur de sessujets , et ce pays durant une longue epoque , prt-senta le modele de l’aristocratie la plus moderee etla plus heureuse. Si des moeurs etrangeres s’y intro-duisirent, si leur iniluence funeste s’y fit ressentir,il y eut des magistrats vertueux qui, par leur zeleet leur exemple , tächerent d arreter le torrent.L’avoyer Isaac Steiguer par la noblesse de son ame,par ses vertus , et son patriotisme eclaire, sut meriterle nom de pere de la patrie.
Mais vers le milieu du dix-liuitieme siecle, l'hori-zon tranquille de la republique s’obscurcit;une con-juration menaca ledifiee de la felicite publique. II yavoit ä cette epoque ä Zürich des hoinmes de let-tres (i) qui , frappes des Beautes des anciens et nour-l'is de leur genie, en voulant eclairer et former legout de la nation, passionnerent la jeunesse pourl’esprit republicain qui, dans Rome et dans Athenes ravoit produit tant de cliefs-d’ceuvre et tant de grandsliommes; cette impulsion donnee aux esprits, seporta bientöt sur les inferets de la patrie. Le grandHaller, tres jeune, fut leur ami; il avoit compose
) nci et Iireitinguer ; il n cst aucun de leurs con-
Citoyens q u \ n „ , .
uoive rendre liotmnage au merite omi-.. sav ants proionds et judicieux , ä leur influence
i aisante sur la httürature en Allcmagne , ct tres par-u uremcnt sur les progres des eieves disiingues sortisUe hur coole.