DE I.’ARISTOCRATIE DE BERNE. 1%
tions du magistrat, qui s’adressa ensuite aux puis-sances garantes; leurs ministres apres avoir epuisetous ].es moyens de persuasion pour concilier lesesprits, prononcerent en '1767 sur le sens des ar-ticles en contestation de la mediation de 1738. Lesrepresentants virent dans ce prononce l’airet de leurservitude , et en 1768 ils obligerent, par une prised’armes , le eonseil et son parti ä condescendre ädes formes delection tres democratiques, ä la redac-tion d’un code de lois ; alors on vit paroitre nombrede pampblets qui aigrirent les esprits sans leseclairer : les reelections , les prises d’armes , furentles epouvantails dont se servirent les citoyens contreleur magistrat; a la fin, les puissances voisines,Berne, la Saxoie et la France, craignant que cettefievre politique ne passät leurs fronderes , pour1 arreter firent avancer leurs troupes vers la ville deGeneve, les citoyens jurerent de s’ensevelir sousses decombres plutöt que de se rendre; mais cesberos des cercles et des clubs, en voyant de leursremparts les drapeaux des armees mediatrices , ou-vrirent les portes et mirent bas les armes. Les mi-nistres des puissances dicterent la loi; eile satislitaux voeux des aristocrates; MM. Steiguer et Watte-vdle avoient etc clioisis pour ministres represen-tants , et lc general Lentulus commandoit le corpsd’armee de Berne. Ce nouvel etat des cboses duradepuis 1782 jusques en 1794 i alors quelques Gene-vois turbulents excites par des emissaires et le mi-mstre de la Convention, plongerent leur patrie,saus