X'jG ORIGINE, ESPRIT ET DESTINEES
etendue de terrein : cet ouvrage acheve depuis pres'd’un siede, est encore admire par les connoisseurs.
La justice etoit hien administree; ä cet effet onavoit cree plusicurs instances: la premiere etoit celled’un tribunal compose des juges de chaque district,la seeonde, la cour baillivale, oii siegeoient-des asses-seurs choisis dans le bailliage; de-lä, le proces pou-voit etre porte aux tribunaux d’appel ä Berne; il yen avoit deux , l’un pour le pays allemand et l’autrepour le pays roman ; enfin l’instance supreme, quietoit le conseil souverain devant la chambre d’appeldu pays allemand, deux membres du tribunal plai-doient la cause des deux parties, ce qui les mettoitdans la necessite de s’instruire ä fond de cliaqueaffaire , et par ce travail les juges devoient s’ac-querir une connoissance exacte des lois , et l’usagehabituel de la logique qu’exige leur application.
Devant la chambre d’appel du pays roman, ce-toient les avocats de ce pays qui plaidoientles causes,mais un des juges faisoit le rapport. De ce tribunal,les affaires ne pouvoient etre portees que par voiede recours au conseil souverain. Si le nombre desinstances et des procedures pouvoit rassurer lesparties , les avocats avoient par-lä meine le moyende trainer les proces et de les rendre dispendieux.
La justice criminelle avoit une marche reguliere;eile etoit observee religieusement: on respectoit lasurete personnelle , et les punitions qu’on inlligeoitetoient en general fort moderees. Le celebre HowardavQit remar^ue, qu en raison de la population, 1®