I()2 XNFLCENCE DU COXCILE DE CONSTA.NCE
ses portes a l’armee de l’empire ; cette ville avoitete liypotliequee par l’empereur a l’Autriche , quoi-que ville clependante de l’empire; les liabitants pro-hterent des circonstances pour raclieter leurs an-ciens droits : ils payerent ä l’empereur six milleflorins, somme pour laquelle la ville avoit ete en-gagee , et eile obtint le rang et les prerogativesd’une ville imperiale. La Tliurgovie , pays soumisä l’Autriche , se rendit independante, obtint lesPrivileges des pays d’empire, et preta le sermentde fidelite en cette qualite. L’empereur pressa for-tement le conseil de Zürich de s’armer contre l’en-nerni de leglise, de l’empire et de ses ancetres , luirepresentant que l’instant de la ruine de l’Autriclieetoit arrive : le conseil etoit indecis sur le partiqu’il devoit prendre. Les deputes des cantons s’as-semblerent ä Beckenried , pres du Ruetti; les en-voyes de l’empereur soutinrent que les devoirs descantons envers leglise et lempire, exigeoicnt d’euxde s’armer contre le duc; on leur presenta l’exempledes pi’inces et des etats germaniques , on leur pro-mit en toute propriete les pays conquis sur l’Au-triclie. Les deputes des sept cantons repondircnt äl’empereur, « qu’ils ne concevoient point comment« une teile entreprise pouvoit s’aecorder avec cette« fidelite inviolable ä laquelle ils etoient plus at-« taches qu’ä la vie.» Les envoyes de l’einpereurconlinuerent leurs pressantes sollicitations. DejaBerne s’etoit arme contre l’Autriche , que Zürichbesitoit encore, et envoya des deputes a 1’einpe-