c ü t r. r e
Ezel. La flamme de la guerre avoit eclate, les con-federes en furent alarines , Uri et Underwald en-voyerent des deputes dans le camp de Reding pourle conjurer de ne point verser le sang de leursallies, de leurs freresj le conseil de Lucerne fit parlettre des sollicitations aussi pressantes , et temoi-gna qu’avec l’assistance divine il trouveroit bien lemoyen de ramener la paix. Reding ne pouvoit leurrefuser de porter ces sollicitations devant lassem-blee du peuple. II constitua son armee en dietegenerale ; partout oü se trouvoit la banniere, resi-doit la puissance souveraine. Au moment qu’on ve-noit d’accorder aux deputes deux heures pour ins-truire l’armec de Zürich des intentions de leurscantons,on entendait tirer quelques coups de fusil.Ulric de Lomis croyant que l’ennemi alloit se reti-rer, envoie pour en faire la reconnoissance un petitdetachement, qui s egare dans un bois epais, toinbedans les avant-postes des ennemis, est attaque,re~pousse, et porte l’tipouvante dans le corps de Lo-mis , qui se retire en tlesordre. Les deputes alarmesde ce commencement d’hostilites obtinrent, maisavcc peine, que Reding ne poursuivit pas ce pre-mier avantage. Stuessi apprenant oet echec , etvoyant les mesures de defense de la Marche, se re-plia vers Pfeffikon , oii il recut du canton de Glarisune nouvclle declaration de guerre. Les bannieresd’Uri et d’Undervvald joignirent celle de Schwitz,pour donner plus d’energie ä la inediation , nuusß on pour commettre des hostilites; des phues