DE ZÜRICH.
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L’Argovie etoit inquiete sur son sort; les villess’assemblerent souvent sans prendre de resolution,la noblesse du pays etoit disposee ä rentrer sousl’obeissance de la vnaison d’Habobourg; des seigneursnutrichicns viurent appuyer fortement cette dispo-sition. Les cantons pour s’assurcr de la fulelite desbabitants de l’Argovie et du comte de Baden y en-voyerent des deputes, Zürich nc put s’enipecher deprendre part a cette deniarche. Plusiours villesmontrerent de la bonne volonte, inais les espritsetoient timides et irresolus. La ville de Zoffin£enseule fit connoitre ses voeux aux deputes Suisses,devant les envoyes de Tempereur et de plusieursSeigneurs autricbiens, avec autant de franchise quede courage. L’avoyer (i) a la tete des bourgeois de-clara en leur noni: «Qu’etant devenus Suisses par• ui) decret de la divine Providenee, et d’apres le« vceu de leurs cocurs, ils etoient resolus de rester«inviolablement attaches a leurs s^uverains sei-« gneurs de Berne , et ä sacrifier pour la Confedeia-" tion leurs biens et leur vie. » Ce teinoignage d’unefidelite eourageuse toucha les deputes, et sui'touteeux de Berne ; J. II. Hoffmeister, d’Erlach , de lip-benberg,assurerent qu’ilsregardoientce teinoignageconnne la pl us douce reeoinpense de leurs soins pourle bonheur de la patrie ; les autres villes de l’Argoviesuivirent cet exemple , eiles se declarörcnt pour la
(t) Le nom modesle de l'intcrprete de ce devouement defideliLe merite d etrc conservej ü s’appeloit Jean Martin.