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maintenir la paix : quant au renvoi des troupes, ilsdirent, qu’il ne dependoit que de l’empereur. Bernese trouva dans une position tres embarrassante; lescantons connoissant ses liaisons intimes avec Zü-rich , concurent des soupcons sur la sincerite de sesintentions pacifiques; le senat ahn de les dissiper,fit des demarclies pour raffermir le pays d’Appenzeldans sa courageuse resolution, reclama le secoursde soncombourgeois Jean, comte de Neuchätel, etle sollicita de detourner son seigneur suzerain, leduc Philippe de Bourgogne, de prendre part ä lanouvelle Confederation, comme l’avoit fait craindrele bruit public. Schwitz tächa d’entrainer le peupled’Appenzel dans ses interets. Itel Reding se presentaä l’assemblee generale : « Mon canton, dit-il, a droit« de compter sur vous ; lorsque vous etiez environnes« d’ennemis, il vous a secourus , vous a procure l’al->< liance des cantons, il doit donc s’attendre ü vous« voir maintenant joindre sa banniere pour defendre•> notre independance contre la ville de Zürich.« L’empereur ayant sacrifie ses devoirs a ses interets ,'■ nous ne pouvons plus reconnoitre son autorite. La« Gonfederation prend l’engagement solemnel de de-« fendre le peuple d’Appenzel contre toute agres-« sion : voici un nouveau pacte d union qui vous« l’assure; vous y etes eleves au rang des autres can-u tons, et des ce jour vous cesserez detre sous leur«tutele.»
Le peuple delihera jusque dans la nuit, maistrouvant qu’il violeroit le traite avec Zürich, en