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qui devoient arriver le lendemaiil, ils monterent ül’assaut, la defense fut vigoureuse , les fosses furentbientöt remplis de inorts et de blesses : a la fin, lesauxiliaires d’Entlibyfch bravant la mort qui les envi-ronnoit de toute part, forcerent les retranchements,le carnage y fut affreux, presque tous les Zuricoisperirent en combattant, tres peu se sauverent a lafaveur des ombres de la nuit, poursuivis par de.soinbres terreurs; plusieurs prisonniers par deses-poir s’immolerent eux-memes. Pendant la nuit lecorps de Glaris arriva, quel fut letonnement de cesguerriers de voir les redoutes emportees, et leureonsternation en voyant tant de nobles victimestombees pour la cause de la federation. L’armee deStuessi rentree dans la ville, y porta le trouble et l’e-pouvante; aux bords du lac le peuple se livra, tantöta des transports de fureur, tantöt ä un profond de-couragement; l’armee sortit de nouveau de la villepour aller ä la rencontre des ennemis. Th. de Hall-wyl voyant ses soldats se disperser , les rassenibla 7les harangua,et deux mille riverains promirent lesmains levees de combattre pour la defense de leursfoyers. Le margrave se defiant d’une promesse ar-racliee par la honte, conseilla de ne point s’avanceravec des soldats decourages, pour combattre un en-nemi acliai-ne et victorieux; que presentement lemal etoit sans remede; mais il promit d’amencrbien tot une plus forte armee. Les Autrichiens et lesZuricois s’attribuerent reciproquementlesmalheurs
arrives , et s’exhalerent en reproclies.