GÜERKE
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nee vers le pont; Stuessi s’y arreta conjurant lesfuyardsde rejoindre leurs bannieres,maislaterreurfut sourde ä sa voix, la foule passa ä ses cötes ; ilcontinua toujours de combattre, dejä il avoit perduUlric de Lomis, l’espoir des Zuricois, etplusieurs deses amis ; il reprocha ä un des fuyards , nomme Zur-kinden, sa lachete; ce Zuricois outre de colere levasa pique : « Au nom des plaies de Notre Seigneur ,«je t’assomme, lui dit-il, auteur de tous nos maux. »Stuessi tombe mort; la ferocite des ennemis com-inet sur son corps inanime des exces qui font fre-mir l’humanite. Les fugitifs trouvant les portes fer-rnees vendirent eher leurs vies ; ä leurs cris lesportes s’ouvrirent enfin , mais les ennemis entrerentavec eux.UnGlarnois arracha des mains d’un Zuricoisla petite banniere,une femme courageuse venoit defaire tomber la lierse; le Glarnois au moment d’etremassacre remit ce trophee ä travers la lierse ä unde ses compatriotes. L’anarchie regnoit dans la ville,le eliancelier Graff fut tue par un riverain du lac.« Voilä, dit-il, la juste recompense de ton indigne« lettre aux cantons!»
Les Zuricois se rendirent sur les tours et lesmurs, s’y defendirent pendant trois jours et force-rent les confederes ä s’eloigner; ceux-ci, apres avoirdevaste tous les environs , se porterent par un granddetour sur Rapperschwyl pouren faire le siege, maiscette place importante se defendit courageusementcontre les efforts des assieeeants. Frederic de He-vten, fröre de l’eveque de Constance, et l’abbe dEin-