DE ZÜRICH.
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valeur, etoicnt tous aninies du meine aniour de lagloire , et lc Soldat 1 etoit par l’espoir du pillage. Par-tout la noblesse recut les Francois avec des trans-ports de joie ; mais les villes , les princes , et les etatsde l’empire, meme le duc Sigismond qui avoit ap-pele les Francois, virent avec inquietude l’approcliede eette armee, et prirent des mesures pour leursürete.
Les liabitants de Bale etoient determines a sodefendre 5 la ville fut partout fortifiee, les canonsplantes sur les tours et les murs ; on prit des pre-cautions pour les eas d’incendie, et Fon s’approvi-sionna pour un an.
Les princes de l’empire reconnurent tout le dan-ger dont les menacoit une force imposante , bienunie et commandee par un chef habile. Les ducsd’Autriche en furent particulierement alarmes ; lesvilles tremblerent devant l’ennemi du nom de lanation allemande; la noblesse, aveuglee par l’or-gueil, esperoit voir punir l’insolence des villes etdes paysans suisses. La soldatesque petulante riaicu-lisoit les usages et les moeurs du pays , profanoit leseglises , et se livroit aux desordres les plus revol-tants. Nombre d’liabitants du Sundgau, quitterentleurs loyers, et chercberent un asile a Bale.
L armee du dauphin s’avanca pour faire lever lesiege de Farensberg; les peres du concile de Bale,furent effrayes en voyant passer sous les murs de la■ville une armee aussi puissante. J. de Rechberg con-seilla au dauphin de ne point livrer bataille, Fassu-