DE ZÜRICH.
1 ennemi tlans une position avantageuse r c’etoit laveille dujour de S. Fridolin, patron du pays deGlaris • les soldats se souvenant du courage et desbienfaits de leur saint se disoient: « S. Fridolin" voulant plaire ä Dieu est venu de l’autre bout du
* monde habiter nos steriles Alpes, assurement il
* obtiendra de Dieu que notre banniere soit victo-«rieuse;» tous secrierent : «Dieu et S. Fridolin" sont avec nous , et ä nous la victoire. » Le lende-main, jour de la fete , ils entourerent la banniereoii etoit peinte l’image du saint, implorant sonsecours, et pleins de ferveur et de confiance ilsavancerent vers l’ennemi; de Rechberg, voyantleur petit nombre, crut leur defaite assuree, maisle choc des Suisses fut si terrible, qu’il renversa lesbataillons et la cavalerie des Autricliiens ; la de-
* route fut complete, et un grand noinbre trouve-rent la mort dans le Rhin. Le victorieux S. Fri-dolin recut de nouvelles adorations, et la croyancedes fideles fut raffermie par cette brillante vic-toire.
Pour continuer la guerre , l’empereur se trouvoitSans ressources, la desunion regnoit dans sa mai-son , son frere le duc Albert, le surpassant commeguerrier, se fit airner par sa liberalite et sa fran-chise : il y avo it un parti qui lui etoit tres attache.En Autriche regnoit le meeontentement, les Ty-roliens surveilloient d’un ceil mefiant le tresor duduc Sigismond, ils etoient tres inquiets de nepoint voir arriver leur prince Sigismond, fils de