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assembles durant quatre-vingts jours, ils ne purents’arranger; les magistrats les plus sages n’en furentpas moins d’avis que la ville de Zürich devoit re-prendre le lien federal; dans cet etat de choses ilfallut aussi recourir ä un surarbitre; le choix tombasur P. d’Argun, bourgmestre d’Augsbourg , qui,en acceptant cette fonction epineuse, sur les sol-licitations de lelecteur palatin , de nombre deprinces et de villes, sacrifia courageusement sesrapports avec l’empereur Frederic et la noblesse dela Souabe, il se rendit a Lindau; apres avoir exa-mine les titres , entendu dans nombre de seancesles deux parties, et cherclie tous les moyens de lesreconcilier, voyant qu’il ne pouvoit y reussir , ilprononca solemnellement en faveur du jugementporte par les arbitres de Schwitz , que Zürich etoitoblige d’observer le pacte d’union.
Lorsqu’on apprit dans cette ville le prononce dubourgmestre d’Augsbourg , la multitude exhala sonmecontenteraent par des rumeurs , et le inagistratconsterne craignoit de voir i'ecommencer la guerre.D’Argun pour la prevenir, convoqua une diete äBade, de cinq villes amies oualliees; leurs deputesrepresenterent ä ceux des cantons et ä ceux deZürich que le tribunal devoit se reunir au couventd’Einsiedlen , comme le lieu indique par l’articledu traite, qu’ensuite il choisiroit un surarbitre dansletranger, ce qui etoit contraire ä un autre articleclu traite; il fallut tout l’ascendant de P. d’Argunpour engager les cantons ä y deroger dans cette