BE ZÜRICH.
Toque de Bäle. Les plaintes de l’Autriche etoicntque1 avarice et l’orgueil des marcliands de Bäle les avoiententrames, en se rendant ä la foire de Francfort, äfi'auder les droits et peages du duc;que le magistratavoit arrete le cours de' la justice , donne tropdetendue ä ses jurisdictions , impose des droitsd entree au temps du concile , pour priver les voi-sins des avantages de leur rnarcbe. Qua l’arriveedes Armagnacs on avoit recu nombre de famillesaisees dans la ville , et qu’ensuite on les avoit chas-sees et depouillees de leurs biens; que les Bäloisavoient approvisionne les Armagnacs , et acbeted’eux les produits de leur rapine; que Bäle avoitsecouru les Suisses, mis a la question un liommeinnocent d’Altkirch, gage des incendiaires , et pilleles eglises : on leur fit encore d’autres rcproches nonnioins graves. Le docteur de Beinheim, de Bäle, yrepondit par ecrit, en refutant toutes les accusationsalleguees : il observa que Bäle , ayant pour uni queressource le commerce , devoit naturellement etreattachee ä la paix, que dans tous les temps eile l’avoitobservee; que par amitie pour la n obiesse eile luiavoit avance sans interet une somme considerable,que ce Service n’avoit ete recompense que par desactes de violence, qui avoient force la ville des allier avec plusieurs autres cites. Que la noblesse,apres avoir fait la paix, avoit renouvele ses acteshostiles; qu’aussi long-temps que dureroient lesbairies et les animosites qui avoient appele les Ar-’nagnacs , il seroit impossible de parvenir ä une