DE BOURGOGNE.
cöte la crainte et la defiance que lui inspiroient les .Suisses ; de l’autre, le desir d’obtenir la princessede Bourgogne en mariage pour son fils.
L’empereur promit pour solde aux Suisses lessomxnes que lui paieroient les etats qui ne fournis-soient point de contingents. Les Suisses refuserentde s eloigner de leur pays, ne faisant la guerre avecsucces que pres de leurs frontieres, oii ils trouvoienttout a leur disposition. Le Senat de Berne consentit,ä condition que le corps de leur armee fut toujoursreuni; c’est cette reunion , disoit-il, qui fait saforce. Mais l’empereur, qui craignoit que l’espritdes Suisses ne devint contagieux pour son armee,et qui vouloit trainer la guerre en longueur, en-travoit toutes les mesures proposees; il declaraqu’il lui falloit du temps pour ramasser l’argentpromis par les etats de l’empire. Les Suisses soup-eonnerent ses intentions , et lui declarerent que laBataille d’Ericourt avoit prouve qu’ils vouloient se~rieusement la guerre, qu’ils la cotitinueroient pourl’interet commun, mais ä leur maniere.
L’empereur exigea, pour condition, que la Bour-gogne fut conquise pour l’empire, qu’on ne fit lapaix que du consentement commun.' On concertaun plan de Campagne. Les sujets les plus fidelesdu duc Charles, et Edouard, roi d’Angleterre , lepresserent fortement de faire la paix avec lesSuisses; mais domine par la vengeance, il ne lesecouta point; ses drapeaux offroient l’image despunitions qu’il leur destinoit; et c’est sur les ruines