J>E BOURGOGNE.
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cgituö de Neuchätel pour aller prendre le chateaude Guyon, passage important, appartenant aux Sei-gneurs de Chälons ; de lä, l’armee renforcee par lesKontingents de plusieurs autres cantons, se porta surGranson. P. de Joigne y commandoit; les Suissesimpatients ne voulurent point attendre l’attirail desiege ; quoique tout leur manquät jusqu’aux echel-les , ils n’en livrerent pas moins l’assaut; en se sou-levant les uns les autres , ils escaladerent les murs ,et prirent la ville ; c’est avec peine qu’on put lesempecher de risquer l’attaque du chateau ; peu dejours apres le commandant capitula. Les Suisses res-pecterent les droits que possedoit le duc de Savoiedans cette ville. Un corps detache prit le fort deChampoent; la ville d’Orbe se rendit, mais le com-mandant du chateau, N. de Joux, declara qu’il ledefendroit mieux que ne l’avoit fait celui de Gran-son ,• il fit mettre le feu aux maisons voisines, lesSuisses reussirent ä 1 eteindre; ils attaquerent en-suite le chäteau, le desespoir anima la garnison,les Suisses avoient deja force la principale porte ,qu’on se battitencore sur les escaliers, la plate formeet jusque dans les salles ; le commandant se retiradans la tour, les Suisses y penetrerent par une pe-tite porte derobee. N.de Joux,Chäteau-Belin y furenttues, et le reste de la garnison fut jete dans lesflammes ou sur le rocher. La ville d’Echallans en-voya sa soumission. Alors l’armee des Suissess’avanca vers le fort de Joigne, qui appartenoit auseigneur de Chäteauguyon , place importante,