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gogne 5 les Suisses en furent inquiets : voulant lestianquilliser, N. de Diesbach, pret a succomber äune maladie contagieuse,ecrivit au senat de Bernepour demander du secours; le Senat repondit:« Que<< larmee devoit se Souvenir de la valeur heroi'que" de leurs ancetres , qui n’avoient jamais liesite de« sacrifier leur vie pour la patrie , que le Senat or-* donnoit ä l’armee de soutenir l’antique gloire de« la nation ; en ajoutant que ceux qui preferoient le« repos et la vie ä l’honneur devoient etre ren-« voyes. » L’avoyer de Scharnaebthal recut l’ordrede renforcer les assiegeants avec deux mille hom-mes.Lorsqu’il arriva, N. de Diesbach ne vivoit plus,la maladie avoit empire sa blessure, et il mourut äläge de quarante-cinq ans. Ce magistrat etoit douede qualites superieures ; magnanime , genereux etbospitalier, egalement aime par ses concitoyens etpar les allies; habile et courageuxil servit letatdans la paix et dans la guerre ; excellent negocia-teur, il s etoit acquis l’estime des cours. Pour sapatrie il avoit obtenu l’amitie de Louis xi, et lapaix avec l’Autriche. Tres jeune on Favoit mis a latetedu Senat et des arxnees; et par son merite il sutconserver son credit jusqua la fin de sa vie.
Le siege de Belmont fut continue, une maladieepidemique y ayant fait de grands ravages, la placese rendit; on en vit sortir quatre cents hommesavec nornbre d’habitants , qui eurent la douleur devoir leur jolie ville livree aux flammes : le chateaufut demoli.