DE BOTJRGOGKE.
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rieuse s empara du Bas-Valais, de Montenach d’An-tremont et de tous les chäteaux jusques au Saint-Bernard.Le comteRodolphedeNeuchätel tres alar-nie sur la position fächeuse oü il se trouyoit, fit desdemarches pour ramener la paix; il reussit ä convo-quer les deputes de la haute et de la hasse Ligue, etle duc Charles envoya des ambassadeurs ä cettediete; mais tout ce qu’il put obtenir fut une trevejusques au nouvel an;le termeexpire, les Suisses nevoulurent point la prolonger.
Le duc Charles quitta avecson arinee le pays deLuxembourg, pour faire laconquetefacilede la Lor-raine; le duc Rene n’avoit dautre soutienpour sa de-fense que la hasse Ligue, les Suisses devant couvrirles frontieres de leur propre pays. Le fort deBrege-sur-l’Orme se rendit ä l’armee de Charles par capi-tulation, nonobstantla garnison fut desarmee, troiscents Suisses et Allemands furent pendus; on ne fitgrace qu’aux gentilshommes. La resistance et les re-vers irriterent l’orgueilleux Charles: dans ses accesd’emportements il brula les villes et saccagea lescampagnes, n’observantni justice ni bonnefoi; sonhumeur devenant toujours plus sombre et plus fa-rouche , eloigna de lui ses meilleurs serviteurs.
Le duc Rene se rendit ä Paris pour conjurerLouis xi de lui accorder du secours; le roi fei-gmt de douter que farinee du duc Charles eutpenetre dans la Lorraine , il jura : « Päque-Dieu, si« c’etoit, nous irions nous-meme le combattre. » Achaque instant voyant arriver des courriers qui an-