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passion du duc ou la retenir, ou lui faire croire qu’iletoit jaloux de sa fortune.
. Le prince de Tarente, fils du roi Ferdinand deNaples, amena au duc un corps d’elite de vingt«quatre mille hommes ; ce jeune prince spirituel etvaillant, se flattoit de meriter par des exploits glo-rieux, la main de la princesse de Bourgogne. Huitmille liommes de Chamberi vinrent. encore renforcerl’armee de Charles ; en Suisse on se preparoit k re-cevoir l’ennemi ( 1 ). Le comte de Neuchätel ayantmis le comte sous la protection de Berne, eut gar-nison suisse dans sa ville ; la tour de Bayard, posteimportant , fut gardee en comrnun. Le Senat de Berneordonna ä Marquard de Stein de bien defendreMontbelliard, en l’assurant qu’il recevroit bientotdu secours ^ la ville de Bale fut invitee ä lui en en-voyer. II ecrivit ä la ville de Strasbourg et au comtede Thierstein, general des Autriehiens, de se tenirprets ä marcher :«Nous esperons , disoit-il, que la« guerre ne sera pas de longue duree. » II pressa lescantons d’envoyer leurs bannieres , et les villes de1 empire le secours promis :«INotre bonneur et notre
(0 Ph. de Commines , et apres lui plusieurs lustonens,soutiennent que les Suisses avoient ä cette epoque reellerche la paix et une alliance avec le duc de Bourgogne ; mmsles historiens de la Suisse n’en font aucune niention , etla conduite que les Suisses ont tenue contraste trop aveccette assertion pour y croire. M. de Müller assure quiln’en a trouve aucun indice dans les archives.
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