DE BODRCOGNE. ^9^
« resolue de se defendre avec ses propres forces," P our le mettre en etat de faire la rruerre ailleurs
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a avec plus d’energie. Non , ajoutoit-il, vous ne
* m’envierez pas la gloire des victoires qui m’at-«tendent;'afin de l’assurer, j’ordonne, sous peine
* de disgrace et dune punition severeaux seigneursK des fiefs et arriere-fiefs , aux cavaliers et ä tous lesM hommes eapables de porter les armes , de se tenir« prets ä marcher pour aller defendre le duche de« Lorraine. » — Le duc obtint des princes d Italic unsecours de Lombards, moyennant une forte soinmed’argent.
Une diete setoit assemblee ä Fribourg, les herosde Morat s’y rendirent en qualite de deputes deleurs cantons: on y vitles envoyes de la basse Ligue,de lelecteurPalatin , ceuxde Mayence et deTreves;les eveques de Bale, de Strasbourg, de Geneve, deGrenoble et du Valais; le duc Rene accompagne deses amis, les comtes de Bitsch et de Linanges, leeomte de Gruyere, en qualite d’ambassadeur deFrance, Louis de Bourbon , prince legitime, grandamiral, gendre du roi. Mais pouvoit-on esperer quecette diete apaiseroit tant de passions, et concilie-roit tant d’interets opposes P
L’ambassadeur de France assura les heros deMorat, que leurs hauts exploits avoient mspire auroi une grande admiration , qu’il desiroit les voir ala cour. Ensuite il leur proposa de faire la conquetede la Bourgogne, et d’occuper la ville de Geneve,tandis que le roi avec toutes ses forces attaqueroit