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roient de nouveau attaques, ils crurent devoir seborner äpromettre au duc Rene du secours, desqueleur propre pays ne seroit plus en danger; ils s’enga-gerent de plus ä ne point laire la paix sans Sa par-ticipation.
Les eiecteurs de Mayence et de Treves deman-derentäetre reeus dans la ccnfederation helvetique;mais leur pays etant trop eloigne de la Suisse, ladiete s’y refusa. La meme demande ayant ete faitepar 1 electeur Palatin, on promit de la prendre endeliberation ä la procliaine diete.
Les villes de Fribourg et de Bienne avoient temoi-gne la meine envie, les cantons democrates, jalouxdes villes, y mirent obstacle.
Pour satisfaire ä Fempressement de Louis xi ,Adrien de Bubenberg avee les principaux cliefs del’arinee de Morat partirent pour Paris; la cour etoitä Plessis-les-Tours , on les y recut avec une grandedistinction, et le roi leur prodigua les assurancesles plus flatteuses: « Je vous dois ma couronne, et«je suis resolu de vous choisir pour en etre le sou-«tien .» Le ton de franchise et de loyaute de cesguerriers gagua le roi, il s’entretenoit souvent aveceux, et vouiut connoitre toutes les circonstances deleurs exploits et de la f'uite de Charles , qui surtoutsembloit Finteresser : il temoigna au defenseur deMorat une grande estime, et lui remit le Collier deson ordre aecompagne de riches presents : les autresrecurent des vaisselles d’argent, les frais du voyage,et les subsides pour leurs cantons; il s’engagea en-