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siasme se rendit en foule söus ses drapeaux. Renepressa le depart de cette petite armee , ayant apprisque Nanci etoit reduitä l’extremite faute de vivres,Un transport considerable ayant ete enleve par l en*Demi; il attendit les Suisses ä Bäle. Waldmann s’yrendit avec quinze Cents Zurieois; Rene alla au-de-Vant de lui, descendit de cheval, Fembrassa et leconduisit en ville. B. de Stein commandoit les Ber-nois, le Chevalier Herter le corps de la hasse Ligue.Plusieurs hommes distingues servirent dans cettearmee en qualite de volontaires , tels que le banne-ret de Muhleren, le Chevalier Hassfurter, Albert deSillenen, l’avoyer Ivremde, Pour rassurer la garnisonde Nanci, on l’instruisit de l’approche de cette ar-mee ; Rene marchoit ä la tete des Suisses, et portantla hallebarde ä leur maniere, s’entretenoit familie-rementavec eux. Ils souffrirent pendant leur marched’un froid rigoureux et du manque de subsistances:en arrivant aux frontieres de la Lorraine, le ciels’eclaircit, l’armee vit dans cette circonstance unheureux presage; et arrivee ä Luneville eile y pritquelques jours de repos. Le vieillard Hassfurterrassembla les chefs de l’arniee, et rempli de la con-fiance dont il etoit anime, il leur adressa ce peu demots:« Chers amis et allies, rappelez-vous la valeur« du duc Rene k la bataille de Morat, son amitie« eprouvee, l’engagement solemnel que nous avons«contracte; les deux victoires remportees sur un«ennemi deux fois plus fort, sont de surs garants* de votre courage et de votre fidelite.» Le jeune
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