DE BODBGOGNE. 4 1 ?
furent tues, la ville pillee et livree aux flammes.
prince d’Orange ayant quitte la Bourgogne, lesautres villes, merae Besancon, ville imperiale, ou-vrirent leurs portes ä l’armee du roi. De retour enSuisse les traitres qui avoient pris part ä la trahisonde Döle furent punis par la roue , et leurs complicespar l’infamie.
Louis xi se trouvantmaitre des deux Bourgognes,les Suisses se virent obliges de renoncer ä leur pre-tention. Mais le roi ayant appris ä connoitre leur va-leuretleur tactique, voulut se les attacher; il con-clut avec eux une alliance defensive ä des conditionshonorables; accorda ä leurs negociants qui vou-droient setablir dans le royaume, des exeinptionsd’impöts , et d’autres privileges; mais ce qui les llattasurtout, c’est que le roi donna au dauplxin le com-mandement des gardes suisses. II fit mieux encore, ilenvoya ä Berne sur seize mulets une som me d’argentconsiderable; le bruitqui s’en repandit fit accourirsept mille soldats. G. de Diesbacli et J. Waldmann lesconduisirent ä Cbälcns; ils arriverent dans un mo-ment qui accelera la paix. La bataille indecise et san-glante de Guinegate l’avoit fait desirer, et la paixfut condue. Le roi garda la Bourgogne comme fiel’relevant de la France, et plusieurs villes de la Somme,etla duchesse conservalaFranche-Comtecommefiefde l’empire. Cette paix fut conclue sans la participa-tion des eantons Suisses, on se reserva dans le traitede regier leurs interets dans la suite.
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