EN ITALIE.
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ment dans les caisses publiques, alarme des leveesclandestines faites avec l’or de la France, se livraä des soupcons dangereux;le mecontentement eclatapresqu’en merae temps, dans les cantons de Berne,de Lucerne et de Soleure. Le Cardinal Scliinner quiavoit perdu son credit (on avoit appris ä le con-noiti’e,) esperant le reprendre dans ce temps detroubles, contribua beaucoup ä fomenter cette fer-mcntation funeste. A Berne, cn ecoutant les plaintesde la Campagne , en deposant quelques magistrats,en punissant de mort deux capitaines, en defendantles pensions , et en promettant de donner connois-sance ä l’avenir aux connnunes , des traites avant deles conclure, on apaisa les esprits. Dans les cantonsde Lucerne et de Soleure, les deputes des autrescantons parvinrent egalement ä calnier les agita-tions du peuple ; elles furent attribuees en grandepartie a Finlluence de la France. Les gouvernementsetant tres mecontents de ces menees secretes, leCardinal Sehinner qui avoit repris son credit et sonascendant, les ainena plus facilement ä ses vues : laFrance se trouvanta la fois en guerre avec l’empe-reur et le roi d’Angleterre , ce inoment parut iavo-rable aux Suisscs pour forcer Louis xn ä abandon-ner ses pretentions sur lltalie ; ils convinrenf avecl’empereur Maximilien de faire marclierseizemilleliommes en Bourgogne, et ceprince promit de leurfournir deux mill e buices et deux mille cavaliers,de 1 artillerie et des numitions. L’arniec des Suissesentra en Campagne, coniniandee par Jacques de