CAMPAGNES
44 °
gouvernerentdurant cette epoque le comte deNeu-cbatel; le traite d’alliance et de subsides fut renou-•vele avec le pape. Au duc Sforze on envoya deuxMagistrats pour veiller ä sa conduite, et pour l’as-sister de leurs conseils.
Louis xii se preparoit a repasser les Alpes avecunc armee considerable, lorsque la mort l’enleva äses projets de conquete. Francois monta sur letröne en i5i 5;ce jeune prince avide de gloire etpassionne pour la guerre , etoit entoure de courti-sans qui llattoient ces passions, et de guerriers quidesiroient d’effacer le deslionneur de leurs de-faites: trouvant d’ailleurs d’immenses preparatifs deguerre, connnent auroit-il pu resister au desir se-duisant de reconquerir la Lombardie ? Quelquetente qu’il pouvoit etre d’abaisser l’orgueil desSuisses, il crut de sa prudence de les traiter avecmenagement: ä son avenement il les assura de sonestime, les pria d’oublier le passe; et comnie ilesperoit qu’ils seroient disposes ä la paix, il de-manda de conclure avec eux une alliance perpe-tuelle; en meine temps des subsides tres conside-rables leurfurent offerts. Les Suisses exigerent pourarticle prelirninaire la ratification du traite de Di-jon , mais le roi persistant ä reserver ses droits surle duclie de Milan , la negociation se rompit, lescantons ä aucun prix ne voulurent consentir ä sacri-fier leur allie le duc Sl'orze, ils lui envoyerent meinedu seeours. Le roi de France s’avanca avec une ar-mee de cinquante mille homnies, les Suisses lirent