Band 
Tome second.
Seite
9
JPEG-Download
 

ES FRANCE.

9

la remonte annuelle de ces chevaux, lesquels, estimésmême jusqu’à 1,500 fr. par tête, ne donnent pour lesquinze cents élevés en France qu’un chiffre de2,250,000, et 3,600,000 fr. environ pour ceux impor-tés d’Angleterre et d’Allemagne.

On ne peut pas même se flatter d’augmenter cetteproduction à l’aide de droits d’entrée, car s’ils étaientassez élevés pour s’opposer à l’entrée des 2,400 che-vaux de luxe qui arrivent annuellement de l’étranger,on proscrirait du même coup celle des 12,000 chevauxde travail qu’on tire de Suisse, d’Allemagne et de Belgi-que pour le service de l’est et du midi, où l’on nesauraits’en passer dans l’état actuel des choses. Ces derniersacquittent, à leur entrée, un droit qui équivaut an5 p. 100 de leur valeur, et qui n’est qu’un peu plus du2 et demip. 100 de celle des chevaux de luxe. Ensorte que ce droit n’est qu’une bagatelle sur le prix deces chevaux , tandis qu’il pèse sur le maître depo-ste ou le roulier de la Franche-Comté ou du Ma-çonnais.

Appliquée aux chevaux de guerre, l’amélioration asans doute plus d’importance. Cependant elle est trèsbornée aussi, car le type de cette espèce de chevauxne se trouve en France, pour ceux de taille, que dansla région du nord et de l’ouest. Or, ils y présentent ungrave inconvénient : l’usage des éleveurs de ces paysn’étant pas de hongrer les chevaux , il s’ensuit qu’ilsne sont opérés qu’à l’âge de quatre ans,époque oùquel-ques- uns d’entre eux succombent et où les survivantssont éprouvés de manière à voir leurs formes viciéeset leur énergie détruite. Il en résulte que l’armée ne