EN FRANCE.
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qu’il leur ait été dévoilé par les écrits de M. le vicomtePerrault de Jotems.
C’est ainsi que s’est formé le célèbre troupeau deNaz ; c’est ainsi que l’époque est venue où ses proprié-taires ont dû recueillir le fruit de vingt-cinq annéesd’études, de patience et de soins. Cette époque a étécelle où, peu satisfaits des qualités moyennes des lai-nes indigènes, on a fait la revue de ce que la Franceproduisait de distingué, afin d’y chercher des modèleset des types pour ceux des cultivateurs qui auraient ledessein d’améliorer leurs troupeaux.
Cette épreuve a démontré que la France pouvait,dans les localités qui y sont favorables, produire deslaines superfines, aussi bien que l’Allemagne, pourvuqu’à l’exemple de Naz, on choisît sévèrement les gé-nérateurs d’après la finesse et non d’après le poidsde leurs toisons, et qu’on réglât le régime des trou-peaux sur leurs principes adoptés dans l’établissementque nous avons cité.
Avec ces deux conditions soigneusement remplies,on parviendra , en plus ou moins de temps, à affinerles laines, à les rendre égales, fortes et moelleuses,sans avoir à perdre sur la valeur des toisons, bien queleur poids soit moindre; car les expériences de la so-ciété de Naz ont prouvé ce grand point, que la valeurnumérique d’une toison n’était pas en raison de sonpoids absolu, mais du plus grand poids relatif qu’elledonnait en laine prime.
11 n’y a donc rien à perdre sur le moindre poids deces toisons, pourvu toutefois qu’on ne les vende qu’a-près en avoir fait le triage et l’assortiment, sans quoila mieux-value appartient au fabricant qui en a fait