A l’aCIUGULTURE DE LA FRANCE.
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accroît ses nourritures d’étable, il diminue en revan-[ che ses parcours d’été. Il établira en même temps unei industrie afin de tirer parti du surplus de ses laitages;
! il fera du beurre pour l’exportation ou il fabriqueraj des fromages. Enfin si le nombre de ses vaches n’est! pas assez considérable, il pourra débiter le surplus deses fourrages et de ses racines par un engraissementde bœufs à l’étable, s’il en trouve à sa portée, ou demoutons qu’il se procurera plus facilement.
Dans la troisième année, on aura à ressemer en blésur un parcage ou une demi-fumure les 4 hectares suri lesquels on aura récolté du colza, après une demi-ja-chère dont la durée ira de juillet en octobre ; par là,il intervertira complètement l’ordre triennal, puisquece blé aura un retour bisannuel, après lequel l’avoinepourra lui succéder. Le trèfle pourra s’ensemencersur 10 hectares au lieu de 5, en sorte qu’on aurait 40hectares de prairies artificielles à faucher la quatrième| année au lieu de 20 qui existaient au point de départ.L’expérience sur la culture des racines devant êtretrès avancée, on pourra, pour peu qu’elle ait eu desuccès, ensemencer 6 hectares en betteraves et autanten turneps.
L’accroissement des bestiaux suivra celui des four-rages et des racines, en sorte que la vacherie se mul-tipliera ainsi que l’engraissement du bétail ; mais l’é-tendue de la jachère et des chaumes décroissant enproportion, le fermier, pour suffire au parcours de sesbêtes à laine, sera appelé à semer sur l’avoine, à la-quelle rien ne doit succéder parce qu’elle terminej l’assolement, de la graine de trèfle en raison de cinq| ou six kilogr. par hectare, afin de laisser le trèfle