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dans l’est de l’Europe. Ils sont inférieurs pour le tra-vail aux boeufs fauves du bassin de la Garonne. Néan-moins ils appartiennent à une très bonne espèce.
Les bœufs de cette race sont différents de ceux dela Garonne, du Charolais, et surtout de ceux qui pro-viennent de la race flamande. Nous ne saurions leurdécouvrir de similitude qu’avec ceux qu’on élève dansles cantons de Vaud et de Fribourg, en Suisse. Ce n’estpas sans doute une raison pour qu’ils en soient origi-naires, caries mêmes traits peuvent se retrouver surdes races différentes par des analogies de régime d’airet de nourriture qui reproduisent, à distance, des ca-ractères semblables. Mais la connaissance qui nous estacquise de plusieurs importations de bêtes à cornes,exécutées depuis trente ans de la Suisse en Auvergne,nous porte à croire que beaucoup d’autresontpuavoirlieu antérieurement et ont réussi à identifier la race.
Parmi ces importations, nous citerons celle qu’a faiteM. l’ancien archevêque de Malines dans la terre qu’ilpossédait dans le Cantal et dont il a fait don à ce dé-partement à titre de ferme expérimentale. Cette im-portation a consisté en vingt-sept têtes de vaches ettrois taureaux, tous sous poil rouge et sans aucunesbalsanes. Ces animaux étaient du plus beau choix etont été accueillis avec faveur dans le Cantal, où ils sesont bien acclimatés; mais par un résultat inattendu,les produits du croisement des vaches suisses avec lestaureaux indigènes ont été très supérieurs à ceuxprovenant des vaches indigènes avec les taureauxsuisses, quoique ceux-ci fussent plus distingués par lataille et les formes. Ces derniers produits ont mêmeété supérieurs à ceux de la pure race suisse.