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Tome second.
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A L’AGRICULTÜRE DE LA FRANCE. 377

découvrira pas dans cette région déjà riche en houilleet dont les exploitations donneraient aux bois unevaleur qui laisserait amèrement regretter l’incurieavec laquelle on les a laissé détruire?

On peut donc juger d’après tout ce que nous ve-nons de dire, qu’il s’agit moins dans cette région decorriger des assolements, que de disposer d’un ter-rain pour les recevoir; c’est d’améliorations par en-treprise qu’il est ici question. Ces entreprises, à lavérité, ne sauraient être faites sur de grandes échel-les, ni exiger la présence de grands capitaux; parceque l’espace manquerait et que la subdivision de lapropriété ne 'met à la charge de chaque cultivateurque des superficies très bornées.

Mais il faudrait que tous concourussent à enleverles pierres incommodes de leurs champs, pour lesrassembler en murs de soutènement sur leurs plansinférieurs. 11 faudrait que tous consacrassent un tempset un travail donnés, à défoncer avec la houe les par-celles de terre que la charrue n’ose pas entamer; ilfaudrait qu’ils y reportassent les terres qui s’en sontéboulées; il faudrait enfin qu’ils y fissent une partiedes travaux qu’on ne craint pas de consacrer ailleursà l’établissement de la vigne, afin de donner à la sur-face du pays cet aspect qui indique à l’agronome que,depuis longtemps, on travaille à son amélioration.Mais deux obstacles retardent ce progrès, le peu demérite des productions qu’après l’avoir amélioré,on pourrait obtenir d’un sol de cette nature, et ladifficulté qui en résulte d’engager des cultivateursà faire un travail qui leur semblerait ingrat, comparéaux gains annuels que leur vaut l’émigration.