A l’aGRICULTURK DE LA FRANCE.
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ses productions qui croissent à trop grande distancede la grande artère dont nous avons tracé le cours.
Terre de prédilection, cette riche contrée déploieaux regards un horizon borné par l’amphithéâtre queforment les Pyrénées 5 noble ceinture qu’il n’était pasau pouvoir de l’homme d’élever, et qui porte l’em-preinte des cataclysmes par lesquels l’œuvre de la créa-tion s’est accomplie ; tandis que rien en revanche neborne son horizon vers le côté qui n’a pour limite queles flots de l’Océan.
Des monts agrestes placés en face, mais à distancedes Pyrénées, achèvent son enveloppe en la dessinantpar des traits moins sévères et moins gigantesques.
Dans cette heureuse contrée et sous l’influence dubeau soleil qui l’éclaire, s’épanouissent tous les fruitset toutes les productions qu’il plaît à l’homme de luiconfier. Elle n’en refuse aucun, ni la vigne, ni les cé-réales, ni les prairies,ni les sainfoins, ni le tabac, ni lemaïs, non plus que les grands végétaux qui parentcette terre sur le sein de laquelle ils élèvent leurs tiges,afin de pouvoir la couvrir de leur ombrage. Sur laplage seule, formée par les sables de la mer, cette richenature se montre ingrate, et des landes que couvrentdes bois de pin maritime y rappellent, par leur bran-chage monotone, l’apparence de la vie végétative, quidisparaît là où la violence des vents, en agitant lessables, a détruit cette végétation.
Il y a donc trois caractères agricoles bien distinctsdans cette région, celui du pied des monts où le solaccidenté, mais arrosé et fertile, offre les détails gra-cieux qui signalent la petite culture, le centre du bas-sin, où des pays plus riches et plus ouverts réalisent